22 Mai 2026 19H à la Fruitière numérique tarif 10€ adhérent 7€

»
Archiviste aux Archives départementales de Vaucluse, M Guillaume CHAUVET présentera les sources essentielles de la recherche foncière (avec les avantages et les inconvénients). Puis il présentera ce qu’est le géoréférencement et son application au cadastre. Enfin, il terminera par la présentation d’un second outil cartographique (lui aussi novateur) qui synthétise tous les outils. «
Compte-rendu de la conférence de M. Guillaume Chauvet, archiviste aux Archives départementales du Vaucluse
sur le thème du cadastre géolocalisé.
Vendredi 22 mai 2026, à la Fruitière numérique, si les 22 personnes présentes – pour moitié des membres de LCP et pour l’autre des Lourmarinois – étaient un peu perdus dans les gradins du grand auditorium, en revanche les informations transmises par l’orateur furent nombreuses et denses et reçurent un accueil chaleureux.
À travers cette initiative, pour la première fois, LCP s’est engagé dans la publicité au plus grand nombre d’outils novateurs mis en place par les autorités publiques pour faciliter certaines démarches administratives de nos concitoyens.
Cette présentation du cadastre géolocalisé – titre de la conférence – par M. Chauvet commença par une mise en contexte de la recherche foncière en présentant les sources essentielles qui permettent de la mener, à savoir une représentation cartographique, le cadastre proprement dit, qui atteste des limites des parcelles mais aussi deux registres tout aussi importants, celui des hypothèques et celui des matrices qui permettent de retracer l’histoire des achats et ventes à travers les noms des propriétaires successifs des parcelles. Il faut savoir que la confection des cadastres et la mise à jour permanente des deux autres pièces ont un caractère principalement fiscal. Chacun de ces trois documents présente des avantages et des inconvénients.
Ensuite, M. Chauvet présenta avec précision la genèse du cadastre géoréférencé, en décrivant le travail minutieux et impressionnant que les informaticiens ont réalisé pour mettre au point le géoréférencement de toutes les parcelles des 151 communes du Vaucluse (soit plus de 2500 feuilles cadastrales (chaque commune étant cartographiée selon plusieurs feuilles de format 50 x 70 cm).
Cet outil novateur et rare en France (le Vaucluse est l’un des rares départements couvert dans son intégralité) consiste à superposer le premier cadastre cartographié du département, le cadastre dit napoléonien, car fruit d’un décret impérial de 1807, qui imposa à toutes les autorités départementales de réaliser une carte de toutes les parcelles, avec le dernier cadastre mis en place dans les années 2000. Cet outil est accessible gratuitement sur le site des archives départementales du Vaucluse :
https://maps.vaucluse.fr/index.php/view/map/?repository=archives&project=cadastre_georeference .
Vous pourrez ensuite cliquer sur plusieurs types de documents cadastraux et vues aériennes des années 1950-1965, 2006-2010, 2024 qui permettent de voir l’évolution du bâti des villages au fil des dernières décennies.
Depuis 1833 – date de l’établissement du cadastre dit napoléonien à Lourmarin (1) –, trois cadastres cartographiés ont été confectionnés par l’administration fiscale en deux siècles, un premier rénové de manière exhaustive selon la loi de 1930 (finie en 2003), puis en 1990-2004, avec la mise en service de la numérisation, actuellement disponible.
Après que M. Chauvet ait montré les possibilités offertes par cet outil novateur, le public a pu poser des questions plus précises sur quelques points de son très riche exposé.
Désormais, il n’y a plus à chacun qu’à s’emparer de cet outil – dont l’interface graphique va être mise à jour dans les semaines qui viennent – autant pour des intérêts personnels (généalogistes, historiens) que professionnels (notaires, agents immobiliers, etc).
Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez consulter sur Internet l’article de Pierre Jaillard «Du cadastre napoléonien au cadastre numérisé», paru dans un ouvrage très complet sur l’aventure de la confection des cadastres dans plusieurs pays européens comme l’Angleterre et le Pays de Galles, les Pays-Bas, l’Allemagne (exemple de la Rhénanie), l’Italie, l’Espagne, et l’Empire ottoman (avec l’exemple de la Bosnie) : De l’estime au cadastre en Europe. Les systèmes cadastraux aux XIXe et XXe siècles, fruit des actes du colloque des 20 et 21 janvier 2026.
(1) Sous l’Ancien Régime, les deux cadastres de 1670 et 1772 consistaient en deux volumes répertoriant les propriétaires des différentes parcelles avec les achats et ventes ultérieures mentionnant la nature de la parcelle, sa superficie et quatre confronts (levant, midi, couchant et septentrion) ainsi que le montant de la taxe due.
Et maintenant, voici le powerpoint de l’intervention de Guillaume Chauvet, afin de mieux comprendre le fonctionnement de l’outil !




